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Alain Stanké, c.m., c.q.

Alain Stanké a marqué le monde des media par ses articles et par ses reportages. Auteur prolifique et éditeur chevronné, parallèlement au monde des lettres – servitudes du « second métier » -  il a également animé et produit de nombreuses émissions de télévision d’information et de variétés  (entre autres les premières émissions de caméra cachée : Les Insolences d’une caméra).

Alain Stanké est né à Kaunas, en Lituanie, en 1934. Arrivé au Québec en 1951, il travaille dans le domaine des communications (Le Petit Journal, Photo Journal, Perspectives, Maclean’s, Radio-Canada, Télé-Métropole, etc.) Ses reportages sont publiés par les plus importants journaux et revues du Québec et du monde (via New York Times Syndication). Correspondant canadien du quotidien France-Soir et du Figaro Magazine, il a signé notamment la première entrevue accordée par le président Nixon après l’affaire du Watergate.

Il est l’auteur de 27 ouvrages, essais, biographies et reportages, parmi lesquels Des barbelés dans ma mémoire, Conte à régler avec le temps, Occasions de bonheur, Portrait intime de Pierre-Elliot Trudeau, Prague, l’été des tanks, Malheureusement, c’est tout le temps que nous avons, Le français a changé ma vie, etc.

Il a été membre du Comité d’études sur la politique culturelle fédérale canadienne (1980-1982).

À titre de producteur, (Les Productions Stanké), il a réalisé de nombreux reportages, interviews et documentaires sur une foule de personnalités internationales, tant dans le domaine des arts, du spectacle et de la politique que de la littérature (Nixon, Kadhafi, Henry Miller, Guevara Lynch, etc.) En 2001, toutes ses productions ont fait l’objet d’un don à la Cinémathèque québécoise.

Alain Stanké a été éditeur durant 42 années, carrière au cours de laquelle il a assuré la publication de plus de 2 000 livres. Doué d’un dynamisme exceptionnel et d’une curiosité insatiable, grâce à son  ouverture sur le monde il a su  insuffler un nouvel esprit dans le domaine du livre au Québec. Il a dirigéLes Éditions de l’Homme (1961-1971), créé Les Éditions La Presse (1971) et fondé, en 1975, Les Éditions internationales Alain Stanké,et, Stanké international (Paris) ainsi que Les Éditions LibreExpression (désormais propriétés de Quebecor Média). Il est l’éditeur de La Mémoire du Québec et de l’Encyclopédie du Canada, la première encyclopédie jamais publiée au Canada, réunissant le fruit de recherches de plus de 3,000 collaborateurs.

En s’imposant comme généraliste de l’édition, il a publié entre autres auteurs Hubert Aquin, Yves Beauchemin, Victor-Lévy Beaulieu, Yves Thériault, Michel Tremblay, Claude-Henri Grignon, Pierre Bourgault, Roch Carrier, Jean Cournoyer, Madeleine Ferron, Guy Mauffette, Doris Lussier, Gérard Pelletier, P.-E. Trudeau, René Lévesque, Robert Bourassa, Hubert Reeves, Arlette Cousture, Gilles Vigneault, Marie-Claire Blais, Robert Charlebois, Dr Wilder Penfield, Dr Hans Selye, Jacques Languirand, Jean-Claude Germain et beaucoup d’autres tels que Gabrielle Roy (dont il a été le dernier éditeur).

Parmi ses auteurs internationaux on retrouve : Richard Nixon, Mouammar Kadhafi, Fidel Castro, Ernesto Guevara Lynch (père du Che), John Gray, Isaac Asimov, Hervé Bazin, Louis Pauwels, Juliette Gréco, Georges Moustaki,  Danielle Steel, Dr Patch Adams, le Dalaï Lama, Dr Lobsang Rampa, Han Suyin, Dr Deepak Chopra, etc,

On le crédite d’un véritable sens de l’humour  (« sa politesse du désespoir ») et d’une passion sans mesure pour l’art sous toutes ses formes. Ses sculptures (toujours sur le thème du livre)  ont fait l’objet de nombreuses expositions à travers le monde.

Alain Stanké est très engagé auprès de nombreux organismes à caractère philanthropique. Il a, entre autres, présidé le premier forum international Francophonie et travail de rue (2001) ainsi que de nombreuses campagnes de financement dontL’Accueil Bonneau, Développement et Paix, Bibliothèque Jeanne-Cypihot pour les aveugles, Fondation québécoise pour l’alphabétisation et LOVE, organisme luttant pour l’éradication de la violence chez les jeunes.  Depuis 1996 il est président du bureau des gouverneurs de la Fondation Travail sans frontières, (organisme d’insertion sociale) pour laquelle il a créé Télévision sans Frontières, la première télévision de rue produite exclusivement par des jeunes de la rue.

Dans le domaine social et culturel il a été président du Gala Gutenberg pour l’excellence dans le monde du graphisme (2002) ; président des Concours littéraires et artistiques des prisons fédérales du Québec (1990-1992) ; ambassadeur de la Rencontre des arts, (depuis 1997) ; président de la (SÉPIA),  Société des éditeurs de publications internationales d’Amérique (1976-1977) ;  Président du Comité culturel de la Fondation du Maire de Montréal pour la jeunesse (2000-2001) ; membre du Jury de l’excellence en journalisme Judith-Jasmin (1984) ; Membre du comité consultatif pour la révision du serment de citoyenneté. (Citoyenneté et Immigration Canada – 1995) ; membre du comité consultatif de Historica (patrimoine canadien) et Ambassadeur de Montréal Capitale Mondiale du livre.

Alain Stanké a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Wilderness  (1967) pour son film Cent ans déjà ! Pour sa contribution exceptionnelle au rayonnement du Québec dans les domaines de l’édition et du journalisme, L’Accord  et le Gouvernement du Québec  lui ont remis un parchemin honorifique (1971).
À titre de  chef de file pour le district Québec-Ontario-New-York, il a été couronnepar le prix Communication and Leadership Award de Toastmasters International (1983).

Il est membre du Conseil consultatif à La Chancellerie des distinctions honorifiques (L’Ordre du Canada).

« Son action, son dynamisme et sa contribution au progrès de l’édition au Québec », lui ont valu le Prix Fleury Mesplets. (2006).
Décoré de la Médaille du centenaire du Canada  et de la Médaille du Jubilé (2002), il est membre de l’Ordre du Canada (1998) et de l’Ordre national du Québec (2003).

À l’exception du curry et des racistes, on ne lui connaît aucune allergie.
C’est un grand bavard. Prenez garde! Si vous lui donnez la parole... il risque de ne pas vous la rendre.

Sa devise : « Une vie n’est pas assez ! »