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Photo: Dernière Heure. Frédéric Auclair

Alain Stanké, c.m., c.q.

Alain Stanké a marqué le monde des media par ses articles et par ses reportages. Auteur prolifique et éditeur chevronné, parallèlement au monde des lettres – servitudes du « second métier » -  il a également animé et produit de nombreuses émissions de télévision d’information (Le Point) et de variétés (entre autre les premières émissions de caméra cachée : les Insolences d’une caméra).

Alain Stanké est né à Kaunas, en Lituanie, en 1934. Arrivé au Québec en 1951, il travaille dans le domaine des communications (Le Petit Journal, Photo Journal, Perspectives, Maclean’s, Radio-Canada, Télé-Métropole, etc.) Ses reportages sont publiés par les plus importants journaux et revues du Québec et du monde (via New York Times Syndication). Correspondant canadien du quotidien France-Soir et du Figaro Magazine, il a signé notamment (pour le lancement du magazine) la première entrevue exclusive accordée par le président Nixon, après l’affaire du Watergate.

Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, essais, biographies et reportages, parmi lesquels Des barbelés dans ma mémoireConte à régler avec le tempsOccasions de bonheurPortrait intime de Pierre-Elliot Trudeau, Prague -  l’été des tanksMalheureusement, c’est tout le temps que nous avons, , Ceci n’est pas un roman, c’est ma vie etc. 

Il a été membre du Comité d’études sur la politique culturelle fédérale canadienne (1980-1982).

À titre de producteur, il a réalisé d’innombrables reportages, interviews et documentaires sur une foule de personnalités internationales, tant du domaine des arts, du spectacle et de la politique que de la littérature (Nixon, Kadhafi, Henry Miller, Guevara Lynch, etc.). Toutes ses productions ont fait l’objet d’un don à la Cinémathèque québécoise en 2001.

Alain Stanké a été éditeur durant 42 années, carrière au cours de laquelle il a assuré la publication de plus de 2 000 ouvrages. Doué d’un dynamisme exceptionnel et d’une curiosité insatiable, grâce à son ouverture sur le monde il a su  insuffler un nouvel esprit dans le domaine du livre au Québec. Il a dirigé Les Éditions de l’Homme (1961-1971), créé Les Éditions La Presse (1971) et fondé, en 1975, Les Éditions internationales Alain StankéStanké International (Paris) et, en 1976, Les Éditions Libre Expression (désormais propriétés de Quebecor Média).  Il est l’éditeur de La Mémoire du Québec et de l’Encyclopédie du Canada, la première encyclopédie jamais publiée au Canada, réunissant le fruit de recherches de plus de 3,000 collaborateurs. 

En s’imposant comme généraliste de l’édition, il a publié entre autres auteurs Hubert Aquin, Yves Beauchemin, Victor-Lévy Beaulieu, Yves Thériault, Michel Tremblay, Claude-Henri Grignon, Pierre Bourgault, Roch Carrier, Jean Cournoyer, Madeleine Ferron, Guy Mauffette, Doris Lussier, Gérard Pelletier, P.-E. Trudeau, Robert Bourassa, Hubert Reeves, Arlette Cousture, René Lévesque, Daniel Johnson, Gilles Vigneault, Marie-Claire Blais, Robert Charlebois, Dr Wilder Penfield, Dr Hans Selye, Jacques Languirand, Jean-Claude Germain et beaucoup d’autres tels que Gabrielle Roy (dont il a été le dernier éditeur). Parmi ses auteurs internationaux on retrouve : Danielle Steel, Richard Nixon, Mouammar Kadhafi, John Gray, Isaac Asimov, Dr Patch Adams, le Dalaï Lama, Dr Lobsang Rampa, Han Suyin, Georges Moustaki, Dr Deepak Chopra, Fidel Castro, Ernesto Guevara Lynch (père du Che), etc.

On le crédite d’un véritable sens de l’humour  (« sa politesse du désespoir ») et d’une passion sans mesure pour l’art sous toutes ses formes. Ses sculptures (toujours sur le thème du livre)  ont fait l’objet de nombreuses expositions à travers le monde.

Faisant partie de ceux que l’on appelle les « résilients», depuis de nombreuses années il donne des conférences sur le thème des « survivants », de « l’espoir » et du « bonheur».

Alain Stanké est très engagé auprès de nombreux organismes à caractère philanthropique. Il a, entre autres, présidé le premier forum international Francophonie et travail de rue (2001) ainsi que de nombreuses campagnes de financement dont L’Accueil Bonneau, Développement et Paix, Bibliothèque Jeanne-Cypihot pour les aveuglesFondation québécoise pour l’alphabétisation et LOVE, organisme luttant pour l’éradication de la violence chez les jeunes.  Depuis 1996 il est président du bureau des gouverneurs de la Fondation Travail sans frontières, (organisme d’insertion sociale), pour laquelle il a créé la Télévision sans Frontièresla première télévision produite exclusivement par des jeunes de la rue. 

Dans le domaine social et culturel il a été président du Gala Gutenberg pour l’excellence dans le monde du graphisme (2002) ; président des Concours littéraires et artistiques des prisons fédérales du Québec (1990-1992) ; Grand ambassadeur de la Rencontre des arts, (depuis 1997) ; président de la (SÉPIA), Société des éditeurs de publications internationales d’Amérique (1977) ;  Président du Comité culturel de la Fondation du Maire de Montréal pour la jeunesse (2000-2001) ; membre du Jury de l’excellence en journalisme Judith-Jasmin (1984) ; Président du jury du Festival international du film sur l’art ((2005): Membre du comité consultatif pour la révision du serment de citoyenneté. (Citoyenneté et Immigration Canada – 1995) ; membre du comité consultatif de Historica (patrimoine canadien) et Ambassadeur de Montréal Capitale Mondiale du livre  ( UNESCO 2006).

Alain Stanké a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Wilderness  (1967) pour le film Cent ans déjà ! (« Meilleur document humain de l’année »). En 1971, L’Accord  et le Gouvernement du Québec  lui ont remis un parchemin honorifique («contribution exceptionnelle au rayonnement du Québec dans les domaines de l’édition et du journalisme »). À titre de  chef de file pour le district Québec-Ontario-New-York il a été couronné par le prix Communication and Leadership Award de Toastmasters International (1983). Il a été décoré de la Médaille du Jubilé  (Confédération 1867-1992). Il est aussi récipiendaire du Prix Mesplet Fleury 2006. (contribution au progrès de l’édition québécoise.) 

Il est membre honoraire du Régiment de Maisonneuve. Le ministère des anciens Combattants lui a attribué une mention élogieuse pour sa contribution à la perpétuation du souvenir des sacrifices et des réalisations des Canadiens lors des conflits armés (2011).

Il est membre de l’Ordre du Canada depuis1998 et de l’Ordre national du Québec depuis 2003.
Il a été membre du Comité consultatif des distinctions honorifiques (L’Ordre du Canada) (2009-2010).

Sa devise : « Une vie n’est pas assez ! »